Montchanin - Montpellier

A la base, je voulais faire un cinquième Paris-Nice mais lorsque j’ai vu le vent de face et la pluie que l’on prendrait inévitablement les quatre premiers jours, j’ai décidé de changer mes plans. Il est clair que je vieillis et qu’avec l’expérience j’ai compris l’intérêt extrêmement limité de lutter dans des conditions météorologiques extrêmes en début de saison. Les quatre fois que j’ai fait Paris-Nice, j’ai plus ou moins fini épuisé sur la Promenade des Anglais. Conclure une course par étapes de huit jours fatigué c’est bien car on a pu travailler et s’améliorer. La terminer épuisé, c’est souvent plus contre-productif qu’autre chose pour la suite de la saison.

C’est comme cela qu’est née Montchanin-Montpellier, une course au jour le jour, avec très peu de pluie et de vent contraire. Pour lancer correctement la semaine, on a claqué deux 200 kilomètres d’entrée. Le premier dans le Morvan était vraiment difficile avec toutes les bosses. Le deuxième dans le Gâtinais nettement moins. Paradoxalement, je me suis senti moins bien les deux jours censés être les plus simples sur le papier, à savoir vers Château-Thierry et Valence. En réalité, mon corps récupérait avant la grande bataille du Massif Central.

C’étaient mes premiers coups de pédale de l’année en montagne après six mois en plaine et j’appréhendais pas mal ce retour. Finalement, que ça soit vers St Cirgues, Mende ou La Grand Combe, les jambes ont répondu présentes. Je suis très content d’avoir pu monter de nouveaux cols dans le Massif Central comme le fait d’avoir pu tout arracher vers l’aérodrome de Mende dans la fameuse montée Jalabert.

Il y a quelques années, je n’aimais pas arpenter le Massif Central. Cela a toujours été un relief particulier, sauvage, différent des autres grands massifs français. Mais à force d’y venir, j’ai fini par l’apprivoiser. Les cols ici ne sont pas trop pentus et mes qualités de rouleur-grimpeur s’y expriment à merveille, un peu comme en Espagne. Il est clair qu’avec les années, je m’exprime mieux en moyenne montagne qu’en haute montagne où je bute maintenant fréquemment sur les pourcentages à deux chiffres. Finir dans les Cévennes, c’est sympa. Comme c’est toujours le cirque cette entrée dans Montpellier à 55 km/h sur la Rocade...



  • Les étapes :

30/03/17 : Montchanin - Cosne sur Loire, 211 km

31/03/17 : Cosne sur Loire - Créteil, 201 km

01/04/17 : Melun - Château Thierry, 112 km

02/04/17 : Colombier Saugnieu - Bourg lès Valence, 125 km

03/04/17 : Bourg lès Valence - St Cirgues en Montagne, 129 km
Col de la Faye 1020m - Col du Creysson 1091m - Col de Mézilhac 1118m - Col du Montivernoux 1320m - Col du Pranlet 1363m - Col de Bourlatier 1411m

04/04/17 : St Cirgues en Montagne - Mende, 116 km
Col de Fioulebise 1249m - Col de la Baraque de l'Air 1201m - Col du Plot de la Fage 1428m - Col de la Pierre Plantée 1264m - Côte de La Croix Neuve 1091m

05/04/17 : Mende - La Grand Combe, 128 km
Baraque de l'Estrade 1008m - Col de Pierre Plate 1016m - Col du Sapet 1083m - Col de la Croix de Berthel 1088m

06/04/17 : Alès - Montpellier, 131 km

 

  • Total : Montchanin (71) - Montpellier (34) par Cosne sur Loire (58), Créteil (94), Château Thierry (02), Bourg lès Valence (26), St Cirgues en Montagne (07), Mende (48) et La Grand Combe (30), 1153 kilomètres parcourus et 15 cols escaladés en 8 jours !

Chargement des images ...
loading
Km 030, Autun (71) Km 090, Lac des Settons (58) Km 242, Ousson sur Loire (45) Km 739, Col du Creysson (07) Km 756, Col de Bourlatier (07) Km 840, Col du Plot de la Fage (48) Km 917, Montbrun (48) Km 932, Col de la Pierre Plantée (48) Km 1060, St Hyppolyte du Fort (30) Km 1153, Montpellier (34)
© Thierry Bientz - 2019 © Code & Design by LBIE