Montbard - Turin

Nous ne sommes maintenant plus qu’à deux semaines du départ de mon troisième Tour d’Italie, dans la dernière ligne droite de ma préparation. C’est pour cette raison que je tenais absolument à venir en haute montagne début septembre pour tester mon coup de pédale de grimpeur, comme pour reprendre date de l’autre côté des Alpes, un an après ma dernière apparition ici, sur un incroyable Tour des Alpes !

J’ai commencé doucement en flânant le long du canal de Bourgogne, avant d’accélérer progressivement à l’approche du Jura et des Alpes. Affronter le terrible Mont du Chat sur une course par étapes, après 140 kilomètres le deuxième jour, ce n’était vraiment pas de la tarte. Le monstre dominant le lac du Bourget reste toujours une orgie de violence. Une ascension brutale et totale, ne laissant aucun répit au cœur comme à l’esprit. Cette fois-ci, je l’ai démoli dans un relatif contrôle grâce à une température enfin redevenue clémente pour la bagarre en haute montagne. Finir ensuite par 200 kilomètres dans la nuit à Chambéry, c’était la cerise sur le gâteau avec déjà un 14ème 200 en 2017...

Le lendemain, j’ai confirmé dans la montée sèche du lac de la Grande Léchère depuis La Chambre. Cette ascension constituait la dernière en Maurienne qu’il me manquait. Elle me tenait à cœur depuis longtemps, au même titre que cette dernière étape entre Modane et Turin, par-delà le fameux col du Mont Cenis, planté à plus de 2 000 mètres d’altitude.

En 2007, je me souvenais que je voulais déjà la faire par étapes depuis Lyon. Mais à l’époque, je ne disposais pas du même soutien logistique dans le Piémont pour rentrer sereinement à Paris dans la foulée. Une décennie est passée et, comme en Espagne, tout est plus simple dorénavant pour moi de l’autre côté des Alpes. Je remercie une nouvelle fois les gens dont je parle rarement, ces hommes ou femmes de l’ombre qui m’aident à courir depuis des années les courses par étapes les plus incroyables possibles dans le sud de l’Europe...
Maintenant, place à un petit peu de récupération avant le Giro d’Italia. Pour la première fois en Grand Tour, je partirai avec un coéquipier à mes côtés en vélo, un certain Naceman ou l’homme bon à tout faire. A deux, nous verrons si cela sera moins compliqué que seul...

L’enjeu de ce Giro 100 sera double : un 12ème Grand Tour en carrière, associé aux trois Grands Tours historiques bouclés chacun au moins trois fois ces neuf dernières années. Mais d’ici là, de nombreux obstacles se dresseront sur notre route, à commencer par les Alpes d’entrée de jeu, avec cette menace permanente de la météo capricieuse à la sortie de l’été.

Enfin, comme Alberto Contador en 2015, il s’agira (normalement) de mon dernier Tour d’Italie. Alors pluie ou ciel bleu, neige ou chaleur, montée ou descente, j’ai juste envie de profiter au maximum une dernière fois de cette ambiance unique dans le plus beau pays du monde...

 

  • Les étapes : 

04/07/17 : Montbard - Nuits St Georges, 131 km

05/07/17 : Mâcon - Chambéry, 200 km
Mont du Chat 1504m

06/07/17 : La Motte Servolex - Lac de la Grande Léchère, 115 km
Lac de la Grande Léchère 1680m

07/07/17 : Fourneaux - Turin, 137 km
Col du Mont Cenis 2083m - Moncenisio 1435m


  • Total : Montbard (21) - Turin (Italie) par Mâcon (71), La Motte Servolex (73) et Fourneaux (73), 583 kilomètres parcourus et 4 cols escaladés en 4 jours !

 

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Km 282, Mont du Chat (73) Km 445, Lac de la Grande Léchère (73) Km 482, Col du Mont Cenis (73) Km 583, Turin (Italie)
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